11.2.13

Petit film

Here is a petit film à écouter. 

« The point of the story is you don't really want a go when something is closing 'cause then you'll have to wait to go back there. »


- Séb

31.3.12

Pour mes enfants qui n'existeront jamais...


Ce soir, j’aurais aimé qu’il se passe un évènement déterminant dans ma vie. Tout me menait ailleurs. Et plus la soirée avançait, plus je me rendais compte qu’il y avait quelque chose d’anormal. Cette soirée était une anecdote en formation. Le genre de moment dont on se dira dans 20 ans : «Te souviens-tu du 30 mars 2012 ?» À condition d’avoir bien sûr une sorte de punch. Mais tel ne fût pas le cas. Cette soirée tombera donc certainement dans l’oubli. Pourtant,... Non. Je refuse. Mes enfants auraient pu exister à cause de ce soir. Si seulement le destin avait été de mon côté...
Commençons par «il était une fois»... Il était une fois un jeune réalisateur talentueux, beau (pour ne pas dire populaire auprès des femmes), jeune, qui s’était engagé dans un projet qu’il devait tourner le... 30 mars 2012. Malheureusement, pour des raisons que l’on qualifie dans le milieu de « creative differences », il se retira du projet moins d’une semaine avant sa concrétisation, bien qu’il fût à bord pour presque deux mois. 
Parenthèse. J’ai l’air d’un trou de cul ici, mais ce fût une séparation à l’amiable. Du moins, je l’espère. Je leur souhaitais réellement un succès, mais je n’étais clairement pas la bonne personne pour leurs demandes. Malheureusement, les deux parties s’en sont rendues compte trop tard. Bref, après une semaine houleuse, j’étais quand même hanté par le fait qu’à l’origine, «je devais tourner ce soir». 
N’ayant plus d’implication dans cet évènement, je décidai (passé simplement) d’aller prendre un verre avec un ami, que j’appellerai ici bien affectueusement «mon plan B». Hors, mon plan B me laissa tomber à la dernière minute pour cause de blonde enceinte avec complications... Une raison comme une autre, quoi. 
Sur le coup, je fût passé simplement toujours un peu déçu, notre rencontre étant prévue depuis deux jours. Je fît donc appel à «mon plan C». Ce dernier, un peu trop fatigué, rejeta l’offre. N’écoutant que mon désir d’explorer l’alphabet, j'explorai mon plan D, et il accepta.... Enfin !
C’est dont avec un soulagement digne d’un condamné à mort convertit en condamné à vie que je me rendit à l’arrêt d’autobus pour me rendre à la nouvelle succursale québécoise (dans le sens municipal, et non provincial) d’une chaîne que je ne nommerai pas, mais qui débute par «trois» et qui finit par «brasseurs». 
Je me souviendrai toujours de mon regard vers le chemin des Quatre-Bourgeois, remarquant 50 mètres avant l’arrêt, que mon autobus attendait déjà à la lumière rouge. Mes biceps, pectoraux et autres muscles atrophiés donnèrent tout ce qu’ils avaient afin de rejoindre le véhicule de transport en commun. Ma course contre le feu rouge fût victorieuse. Faisant signe au chauffeur de me laisser monter, ce dernier ouvrit la porte et pointa la rampe d’accès en me disant sur un ton de tragédie grecque : «Je sais pas comment ça marche». Et il quitta... 
Ta-bar-nak !
Cher chauffeur 801 passé à l’arrêt Bégon direction Québec à 20h53 en ce vendredi 30 mars 2012, tu auras ma haine à jamais ! Faisait frette, câlisse...
Patiemment, j’attendis le bus suivant, pour constater, en même temps que la conductrice, que la rampe d’accès défectueuse ne fonctionnerait jamais. Un valeureux passager m’aida à monter à bord, et la conductrice m’aida à son tour à descendre à l’arrêt de la Place Ste-Foy. J’espérai seulement ne pas tomber sur le même autobus à mon retour.
À destination, mon plan D et moi n’eurent d’autre choix que de se plier au «line up» que, personnellement, je n’attendais point. Non mais sincèrement, depuis quand ça pogne à Québec les criss de 3 bras... brasseux de marde, dis-je ?, Nous quittâmes l’endroit en direction d’une destination plus classique, un certain Pub de l’Universidad. 
Insérez ici une autre anecdote d’autobus au choix ne valant pas la peine d’être élaborée pour cause d’implication mineure, et de paresse intellectuelle. 
Une fois au traditionnel Pub, pratiquement 45 minutes s’écoulèrent avant notre première gorgée de bière pour cause de serveuse fantôme. Elle fût mémorable, cette gorgée. Savoureuse. Le fruit d’une épopée digne d’Homère. Cette bière fût, l’histoire d’un bref instant, la raison de notre existence. Avoir une bague de fiançailles sur moi, j’aurais certainement marié mon pichet...
À cet instant précis, j’aurais aimé qu’il se passe quelque chose de mémorable dans ma vie. Un évènement hasardeux devenant le produit d’une destinée aux portées impensables. J’aurais aimé dire à mes enfants un jour, dans 30 ans: si je ne m’étais pas retiré du projet que je devais tourner, si mon plan B n’avait pas eu une femme enceinte, si mon plan C n’avait pas été fatigué, si mon plan D n'avait pas dit oui, si je n’avais jamais été capable de prendre l’autobus, s’il n’y avait pas eu de file d’attente au premier bar, vous n’existeriez pas. 
Mais je n’aurai jamais l’occasion de raconter cette histoire, simplement parce que les enfants à qui cette aventure est destinée n’existeront jamais. Il ne s’est tout simplement rien passé. 
Pourtant, quand j’y pense, ma vie, depuis plusieurs années, n’est que le fruit d’un hasard aux goûts douteux. Si je n’avais pas été dans un certain vol d’EasyJet un 31 décembre 2007, je ne serais probablement pas en train d’écrire cette histoire ce soir. 
Finalement, peut-être que j’écris cette histoire pour mes enfants. Peut-être même que le simple fait d’écrire ce texte provoquera leur existence. Qui sait ? Alors, un jour, je pourrai leur dire : vous existez parce que l’absurde m’a poussé à écrire sur la fatalité, et cela a créé encore mieux: vous, de l’espoir !
Et si je ne m’étais pas retiré du projet ? 
Avec des si, on parle en espagnol... Nouveau proverbe ! Maintenant, à l’avenir de déterminer si ce texte existe simplement par excès de soulagement de conscience, ou par conscience de soulagement... Et même s’ils n’existeront jamais, j’espère que mes enfants savent que je les aime. 

8.2.12

Mon égo est un petit pois qui se prend pour un éléphant (ou l'inverse)


Ne prenez pas cet article au sérieux. Ou si, prenez-le, mais ne venez pas vous plaindre que je ne vous aurai pas averti. Je viens de lire un article sur l’importance d’écrire. Chaque jour. À la même heure si possible. À go, on crée. Go !
Bref, cet auteur que j’aime bien préconise la routine et la recherche d’inspiration pour trouver un sujet. Jusque là, je suis d’accord. « Si vous manquez d’inspiration, lisez quelque chose et buvez beaucoup de café ». Je simplifie un peu, mais l’idée est là.
Je crois depuis longtemps aux vertus thérapeutiques de l’écriture. Quand ça va mal, j’ouvre une page blanche et je me défoule comme un con. Au point où si j’avais l’intention de faire carrière en politique un jour, il ne faudrait surtout pas que quelqu’un me pique mon ordinateur et révèle au grand jour la portée de mes élans dramatiques du vendredi soir.
Écrire, c’est bien. C’est magique même d’une certaine façon. Mais écrire, ce n’est rien si personne ne nous lit. Quoique des fois, on a beau ce dire qu’il serait mieux si tel auteur n’était pas lu. Bref, malgré tous mes élans dignes de Werther, je me suis rendu compte que la thérapie prend seulement effet à partir du moment où quelqu’un accepte de lire mes conneries. Mais comme ce sont des conneries, je ne peux quand même pas les faire lire à n’importe qui…
Alors voici comment ça fonctionne. Dans l’ordre : vous écrivez ce que vous pensez et si vous êtes le moindrement vertueux, en plus vous êtes honnête. Bien. Dans ce cas arrangez-vous pour ne jamais gagner votre vie à écrire. Quand votre portefeuille déprend de vos idées, vous obtenez la ligne directe pour la corruption de l’esprit. C’est à s’en dire : « J’ai faim, donc je vais écrire n’importe quoi ». Ensuite, si vous êtes le moindrement talentueux, vous devenez célèbre. Les gens vous aiment et vous suivent. Ensuite, si vous êtes le moindrement con, vous voulez que les gens continuent de vous aimer donc vous écrivez n’importe quoi. Ensuite, si les gens qui vous suivent sont assez cons, ils se mettent à croire que ce que vous écrivez comme connerie a autant de valeur que les bons textes que vous faisiez au début.
Si vous êtes le moindrement brillant, vous allez vous en sortir avec un minimum d’imagination et de stratégie. Si vous êtes con, vous allez finir comme tous ces groupes de « one hit wonder » qui n’ont jamais compris la recette de leur succès.
On ne me suit pas encore, mais j’ai l’impression d’avoir de bonnes idées. Si un jour j’ai des lecteurs attentifs, il faudrait que je m’engage à ne pas les décevoir. Mais quand on écrit d’abord à des fins thérapeutiques, autant dire qu’il ne faut pas s’empoisonner avec l’eau qu’on se sert à soi-même…


7.2.12

Comment arrêter une balle avec ses mains


La vie est une partie de ping pong. On échange, on se renvoie la balle. Des fois rapidement, d’autres pas. Ensuite, on accélère ou on ralentit volontairement le jeu. Attention ! C’est si facile de se brûler ! Parce que des fois, on pense avoir une bonne stratégie et puis, non… Et des fois, on perd ou on gagne. C’est un peu ça le problème avec le ping pong. C’est qu’on a toujours l’impression qu’il ne peut y avoir qu’un seul gagnant. Et le ping pong, c’est comme la vie !
Mais pourquoi au juste ? Pourquoi faut-il toujours être en compétition ? Des fois, ça pourrait finir comme une partie nulle et tout le monde serait heureux. J’aime bien me transformer en pongiste simplement parce que j’aime jouer. Je m’en fous de gagner, je n’ai jamais gagné. Mais j’aime jouer. 
Depuis quelques semaines, je jouais au ping pong avec une fille. Moi, tout ce que je voulais, c’était continuer de jouer. Mais j’ai perdu. En fait non, on ne s’est pas rendus au bout de la partie. Mais comme j'ai joué tout croche, c'est comme si j'avais perdu.
            Qu’est-ce qui s’est passé ? J’ai envoyé un smash un peu fort, mais je pensais tout de même me faire renvoyer la balle. Au lieu de ça, elle l’a attrapée avec ses mains et ne l’a jamais retournée. Quelques jours plus tard, je lui ai envoyée une autre balle. Elle l’a encore attrapée et me faisant clairement comprendre d’attendre, car c’était à son tour d’être au service. Je ne crois pas qu’elle me renverra de balle. J’ai perdu.
            Comment fait-on pour arrêter une balle avec ses mains ? C’est simple, on l’attrape et puis c’est tout. On arrête les échanges. Et si on mène, on a beau jeu de le faire. Ça me servirait à quoi de renvoyer des balles maintenant ? Le message était clair : « attends la prochaine de ma part, ou sinon on ne jouera plus ».  Dans tous les cas, je crois que résultat sera le même: on ne jouera plus. Mais je me raccroche au mince espoir de patience qu’il me reste.
* * *
            Quand j’étais en secondaire un, je jouais au ping pong tous les midis. Je n'ai jamais gagné une seule partie. Je me dépêchais de manger mon sandwich et d’aller prendre mon « next ». J’avais une raquette Dunlop bleue au recouvrement très lisse. Trop lisse même. Mais avec le temps, je m’étais habitué.
            J’étais mauvais parce qu’avec mes malformations osseuses, il m’arrivait d’avoir de la difficulté à viser. Sans compter le fait qu’avec la chaise roulante, c’était difficile d’aller du côté de mon revers. En fait, j’avais une seule vraie arme: un service suffisamment rapide et près du filet du côté droit pour en surprendre quelques uns. Mais ça n’a rien changé. Je n’ai jamais gagné de partie.
            Un jour, je me suis retrouvé à jouer contre le meilleur joueur de l’école. « Un gars de secondaire cinq » si je me souviens bien. Il y avait beaucoup de spectateurs. La table était complètement entourée par les participants du mini-tournoi. Je savais que mes chances étaient nulles, mais je voulais profiter de l’expérience et donner le meilleur de moi-même. C’est la seule fois que j’ai joué contre lui, car les joueurs comme lui ne veulent pas jouer avec les moins bons joueurs comme moi.
            Pendant un échange, j’ai commis une erreur qui était certaine de me coûter le point. J’ai renvoyé la balle beaucoup trop lentement et trop haut, comme un ballon sacrifice de baseball. C’était la situation parfaite pour renvoyer la balle en smash. Je me souviens avoir eu le temps de penser « merde, il va me la smasher ». Je me souviens l’avoir vu prendre son élan sans pitié pour le joueur moins bon que j’étais. J’ai mis ma raquette en avant de moi et j’ai fermé les yeux...
            Quand je les ai rouverts, tout le monde criait et applaudissait autour de la table. Je n’ai jamais vu ce qui c’était passé, mais la balle avait frappé la table de mon côté, puis ma raquette, puis la table de son côté et il ne l’avait jamais retouchée… J’avais remporté le point !
            Quelques instants plus tard, j’ai perdu la partie. Mais pendant une fraction de seconde, j’avais battu ce « joueur de secondaire cinq ». Le plus grand moment de ma carrière. Un coup de chance monumental. Sauf que pendant ce bref instant, j’ai compris pourquoi j’aimais jouer au ping pong. Parce que même s’il était probable que je ne gagne jamais, il y avait toujours une chance que ça arrive. Je n’étais pas à l’abri d’un heureux coup de chance, ou au minimum d’une amélioration certaine.
            Et puis merde, j’aime le ping pong, mais pas seulement pour jouer. Je rejouerais n’importe quand et l’idée d’arriver à en gagner une me fait saliver. Mais pour avoir une chance de gagner, encore faut-il que l’autre veuille jouer...

29.12.11

Revue de presse

Nos valeurs québécoises : http://restonsadq.ca/?page_id=106 (je dirais capitalistes, plutôt)

Les ondes électromagnétiques émises par les nouveaux compteurs d'Hydro-Québec : http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/339274/compteurs-intelligents-hydro-fonce-malgre-les-questions-en-suspens

- Séb

4.7.11

I bought

I bought 2 trombones
and a speed ticket
and a newspaper telling me the access to property is growing down
and ice cream
and ice cream
and ince cream
and her a beer
and a coffee and ice cream
and i'll buy food
and again
and gazoline
and cigarettes

and I don't know anymore
what will be going on
If we could get rid
of the generation of LandLords
than we'd be okay
than for a while.

-Séb
 I sorta would like to see you like right now but I hope it is better for you to be there and anyway it looks alike i'm busy down here so even if you'd be around what would I offer you ? May you give some news.