26.1.11

Black Swan

Hier, je suis allé voir Black Swan pour la deuxième fois. C'est un film à étudier, à voir et à revoir. Au niveau de la subjectivité et du point de vue, c'est un exemple à suivre ! Au niveau de l'évolution narrative, c'est une leçon de cinéma. C'est un "film métaphore" qui adapte de façon contemporaine les éléments du Lac des cygnes alors que le ballet est lui-même au coeur de l'histoire. La fin devient prémonitoire, ce qui ajoute à la folie et à l'obsession...

Au niveau du "point de vue"... Je repensais hier à un reproche qu'on m'a déjà fait à l'école de cinéma par rapport au point de vue adopté dans un de mes courts métrages. Il y a clairement des niveaux à la subjectivité, mais un film peut-il être complètement objectif ? Je crois que non. S'il est objectif au niveau de la mise en scène, il sera subjectif au niveau du scénario, et vice-versa. Si vous avez des exemples qui contredisent ce que je viens de dire, j'aimerais bien les connaître. Ça m'obsède un peu parce que la subjectivité est toujours reliée au "pouvoir" que le réalisateur a sur le spectateur. La majorité des gens qui vont au cinéma mettent leur cerveau à off. Il y a donc une certaine responsabilité éthique qui s'impose lorsqu'on joue dans leurs têtes pendant deux heures de temps. Une responsabilité qui demande une grande réflexion sur la subjectivité qu'on décide d'aborder.

Bref, qu'est-ce qui fait en sorte qu'on décide d'aborder un angle plutôt qu'un autre lorsqu'on adapte une histoire ? C'est probablement l'angle dans lequel on se reconnaît le plus. D'où l'importance d'avoir un détachement des plus complets quand on se fait proposer une histoire qui n'est pas nécessairement dans nos cordes. Sinon, on risque d'aborder le mauvais angle, ou d'en développer un qui n'est pas au centre de l'histoire. Est-ce que Aronofsky se reconnaît dans l'obsession de la perfection ? Probablement. Ça devient récurent dans sa filmographie.

-Mitch

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