8.2.12

Mon égo est un petit pois qui se prend pour un éléphant (ou l'inverse)


Ne prenez pas cet article au sérieux. Ou si, prenez-le, mais ne venez pas vous plaindre que je ne vous aurai pas averti. Je viens de lire un article sur l’importance d’écrire. Chaque jour. À la même heure si possible. À go, on crée. Go !
Bref, cet auteur que j’aime bien préconise la routine et la recherche d’inspiration pour trouver un sujet. Jusque là, je suis d’accord. « Si vous manquez d’inspiration, lisez quelque chose et buvez beaucoup de café ». Je simplifie un peu, mais l’idée est là.
Je crois depuis longtemps aux vertus thérapeutiques de l’écriture. Quand ça va mal, j’ouvre une page blanche et je me défoule comme un con. Au point où si j’avais l’intention de faire carrière en politique un jour, il ne faudrait surtout pas que quelqu’un me pique mon ordinateur et révèle au grand jour la portée de mes élans dramatiques du vendredi soir.
Écrire, c’est bien. C’est magique même d’une certaine façon. Mais écrire, ce n’est rien si personne ne nous lit. Quoique des fois, on a beau ce dire qu’il serait mieux si tel auteur n’était pas lu. Bref, malgré tous mes élans dignes de Werther, je me suis rendu compte que la thérapie prend seulement effet à partir du moment où quelqu’un accepte de lire mes conneries. Mais comme ce sont des conneries, je ne peux quand même pas les faire lire à n’importe qui…
Alors voici comment ça fonctionne. Dans l’ordre : vous écrivez ce que vous pensez et si vous êtes le moindrement vertueux, en plus vous êtes honnête. Bien. Dans ce cas arrangez-vous pour ne jamais gagner votre vie à écrire. Quand votre portefeuille déprend de vos idées, vous obtenez la ligne directe pour la corruption de l’esprit. C’est à s’en dire : « J’ai faim, donc je vais écrire n’importe quoi ». Ensuite, si vous êtes le moindrement talentueux, vous devenez célèbre. Les gens vous aiment et vous suivent. Ensuite, si vous êtes le moindrement con, vous voulez que les gens continuent de vous aimer donc vous écrivez n’importe quoi. Ensuite, si les gens qui vous suivent sont assez cons, ils se mettent à croire que ce que vous écrivez comme connerie a autant de valeur que les bons textes que vous faisiez au début.
Si vous êtes le moindrement brillant, vous allez vous en sortir avec un minimum d’imagination et de stratégie. Si vous êtes con, vous allez finir comme tous ces groupes de « one hit wonder » qui n’ont jamais compris la recette de leur succès.
On ne me suit pas encore, mais j’ai l’impression d’avoir de bonnes idées. Si un jour j’ai des lecteurs attentifs, il faudrait que je m’engage à ne pas les décevoir. Mais quand on écrit d’abord à des fins thérapeutiques, autant dire qu’il ne faut pas s’empoisonner avec l’eau qu’on se sert à soi-même…


7.2.12

Comment arrêter une balle avec ses mains


La vie est une partie de ping pong. On échange, on se renvoie la balle. Des fois rapidement, d’autres pas. Ensuite, on accélère ou on ralentit volontairement le jeu. Attention ! C’est si facile de se brûler ! Parce que des fois, on pense avoir une bonne stratégie et puis, non… Et des fois, on perd ou on gagne. C’est un peu ça le problème avec le ping pong. C’est qu’on a toujours l’impression qu’il ne peut y avoir qu’un seul gagnant. Et le ping pong, c’est comme la vie !
Mais pourquoi au juste ? Pourquoi faut-il toujours être en compétition ? Des fois, ça pourrait finir comme une partie nulle et tout le monde serait heureux. J’aime bien me transformer en pongiste simplement parce que j’aime jouer. Je m’en fous de gagner, je n’ai jamais gagné. Mais j’aime jouer. 
Depuis quelques semaines, je jouais au ping pong avec une fille. Moi, tout ce que je voulais, c’était continuer de jouer. Mais j’ai perdu. En fait non, on ne s’est pas rendus au bout de la partie. Mais comme j'ai joué tout croche, c'est comme si j'avais perdu.
            Qu’est-ce qui s’est passé ? J’ai envoyé un smash un peu fort, mais je pensais tout de même me faire renvoyer la balle. Au lieu de ça, elle l’a attrapée avec ses mains et ne l’a jamais retournée. Quelques jours plus tard, je lui ai envoyée une autre balle. Elle l’a encore attrapée et me faisant clairement comprendre d’attendre, car c’était à son tour d’être au service. Je ne crois pas qu’elle me renverra de balle. J’ai perdu.
            Comment fait-on pour arrêter une balle avec ses mains ? C’est simple, on l’attrape et puis c’est tout. On arrête les échanges. Et si on mène, on a beau jeu de le faire. Ça me servirait à quoi de renvoyer des balles maintenant ? Le message était clair : « attends la prochaine de ma part, ou sinon on ne jouera plus ».  Dans tous les cas, je crois que résultat sera le même: on ne jouera plus. Mais je me raccroche au mince espoir de patience qu’il me reste.
* * *
            Quand j’étais en secondaire un, je jouais au ping pong tous les midis. Je n'ai jamais gagné une seule partie. Je me dépêchais de manger mon sandwich et d’aller prendre mon « next ». J’avais une raquette Dunlop bleue au recouvrement très lisse. Trop lisse même. Mais avec le temps, je m’étais habitué.
            J’étais mauvais parce qu’avec mes malformations osseuses, il m’arrivait d’avoir de la difficulté à viser. Sans compter le fait qu’avec la chaise roulante, c’était difficile d’aller du côté de mon revers. En fait, j’avais une seule vraie arme: un service suffisamment rapide et près du filet du côté droit pour en surprendre quelques uns. Mais ça n’a rien changé. Je n’ai jamais gagné de partie.
            Un jour, je me suis retrouvé à jouer contre le meilleur joueur de l’école. « Un gars de secondaire cinq » si je me souviens bien. Il y avait beaucoup de spectateurs. La table était complètement entourée par les participants du mini-tournoi. Je savais que mes chances étaient nulles, mais je voulais profiter de l’expérience et donner le meilleur de moi-même. C’est la seule fois que j’ai joué contre lui, car les joueurs comme lui ne veulent pas jouer avec les moins bons joueurs comme moi.
            Pendant un échange, j’ai commis une erreur qui était certaine de me coûter le point. J’ai renvoyé la balle beaucoup trop lentement et trop haut, comme un ballon sacrifice de baseball. C’était la situation parfaite pour renvoyer la balle en smash. Je me souviens avoir eu le temps de penser « merde, il va me la smasher ». Je me souviens l’avoir vu prendre son élan sans pitié pour le joueur moins bon que j’étais. J’ai mis ma raquette en avant de moi et j’ai fermé les yeux...
            Quand je les ai rouverts, tout le monde criait et applaudissait autour de la table. Je n’ai jamais vu ce qui c’était passé, mais la balle avait frappé la table de mon côté, puis ma raquette, puis la table de son côté et il ne l’avait jamais retouchée… J’avais remporté le point !
            Quelques instants plus tard, j’ai perdu la partie. Mais pendant une fraction de seconde, j’avais battu ce « joueur de secondaire cinq ». Le plus grand moment de ma carrière. Un coup de chance monumental. Sauf que pendant ce bref instant, j’ai compris pourquoi j’aimais jouer au ping pong. Parce que même s’il était probable que je ne gagne jamais, il y avait toujours une chance que ça arrive. Je n’étais pas à l’abri d’un heureux coup de chance, ou au minimum d’une amélioration certaine.
            Et puis merde, j’aime le ping pong, mais pas seulement pour jouer. Je rejouerais n’importe quand et l’idée d’arriver à en gagner une me fait saliver. Mais pour avoir une chance de gagner, encore faut-il que l’autre veuille jouer...

29.12.11

Revue de presse

Nos valeurs québécoises : http://restonsadq.ca/?page_id=106 (je dirais capitalistes, plutôt)

Les ondes électromagnétiques émises par les nouveaux compteurs d'Hydro-Québec : http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/339274/compteurs-intelligents-hydro-fonce-malgre-les-questions-en-suspens

- Séb

4.7.11

I bought

I bought 2 trombones
and a speed ticket
and a newspaper telling me the access to property is growing down
and ice cream
and ice cream
and ince cream
and her a beer
and a coffee and ice cream
and i'll buy food
and again
and gazoline
and cigarettes

and I don't know anymore
what will be going on
If we could get rid
of the generation of LandLords
than we'd be okay
than for a while.

-Séb
 I sorta would like to see you like right now but I hope it is better for you to be there and anyway it looks alike i'm busy down here so even if you'd be around what would I offer you ? May you give some news.

19.5.11

Studio

Le gars au studio aujourd'hui il me paye le Subway!!
Une grande première : se faire payer le lunch par son client. Il est adorable. Et puis, sa musique est bonne.
Succès à toi, Mathieu de Margerie!

-Séb

6.5.11

Le jour où je me suis aimé...

Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j'ai compris qu'en toutes circonstances, j'étais à la bonne place, au bon moment. Et alors, j'ai pu me relaxer. Aujourd'hui je sais que cela s'appelle… l'Estime de soi.
Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j'ai pu percevoir que mon anxiété et ma souffrance émotionnelle n'étaient rien d'autre qu'un signal lorsque je vais à l'encontre de mes convictions. Aujourd'hui je sais que cela s'appelle… l'Authenticité.
Le jour où je me suis aimé pour de vrai, J'ai cessé de vouloir une vie différente et j'ai commencé à voir que tout ce qui m'arrive contribue à ma croissance personnelle. Aujourd'hui, je sais que cela s'appelle… la Maturité.
Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j'ai commencé à percevoir l'abus dans le fait de forcer une situation ou une personne, dans le seul but d'obtenir ce que je veux, sachant très bien que ni la personne ni moi-même ne sommes prêts et que ce n'est pas le moment… Aujourd'hui, je sais que cela s'appelle… le Respect.
Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j'ai commencé à me libérer de tout ce qui n'était pas salutaire, personnes, situations, tout ce qui baissait mon énergie. Au début, ma raison appelait cela de l'égoïsme. Aujourd'hui, je sais que cela s'appelle… l'Amour propre.
Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j'ai cessé d'avoir peur du temps libre et j'ai arrêté de faire de grands plans, j'ai abandonné les méga-projets du futur. Aujourd'hui, je fais ce qui est correct, ce que j'aime quand cela me plait et à mon rythme. Aujourd'hui, je sais que cela s'appelle… la Simplicité.
Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j'ai cessé de chercher à avoir toujours raison, et je me suis rendu compte de toutes les fois où je me suis trompé. Aujourd'hui, j'ai découvert … l'Humilité.
Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j'ai cessé de revivre le passé et de me préoccuper de l'avenir. Aujourd'hui, je vis au présent, là où toute la vie se passe. Aujourd'hui, je vis une seule journée à la fois. Et cela s'appelle… la Plénitude.
Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j'ai compris que ma tête pouvait me tromper et me décevoir. Mais si je la mets au service de mon cœur, elle devient une alliée très précieuse ! Tout ceci, c'est… le Savoir vivre.
Nous ne devons pas avoir peur de nous confronter.
Du chaos naissent les étoiles.

- Charlie Chaplin.